D’après le quotidien Les Echos, le siège social du Crédit Mutuel-Arkéa, situé au Relecq-Kerhuon près de Brest, est occupé depuis hier par des représentants syndicaux, qui réclament une augmentation générale des salaires.

L’intersyndicale CGT-CFDT-SNB-UNSA-FO réclame une hausse unitaire des salaires de 2.700 euros par an pour 6.000 des 9.000 salariés de la banque, qui dépendent tous de la même convention collective. Cette revendication est liée, selon les syndicats cités par Les Echos, aux « résultats exceptionnels du groupe Arkéa en 2010 qui a dégagé un bénéfice net de 273 millions d’euros (…), en progression de 77%. », ainsi qu’à la hausse récente de 15% du salaire de certains cadres dirigeants.

Les dirigeants retenus

Le mouvement de grève, qui concernerait environ 40% des salariés du groupe, a des conséquences sur l’activité commerciale de la banque. Depuis plusieurs jours, le fonctionnement de nombreuses agences des trois fédérations du Crédit Mutuel-Arkéa (Bretagne, Sud-Ouest et Massif Central) est perturbé. La grogne est particulièrement sensible en Bretagne où, selon le quotidien Le Télégramme, 55% des agences étaient fermées mardi dernier.

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Toujours selon Le Télégramme, le mouvement s’est encore durci hier mercredi, puisque l’intersyndicale occupe désormais le siège du groupe, près de Brest. Ce matin, le PDG de la banque, Jean-Pierre Denis, et son directeur général, Ronan Le Moal, ont été hués à l’issue d’un conseil d’administration. Selon Ouest-France, les syndicalistes les auraient également empêchés de quitter le restaurant du siège, ce midi, en bloquant toutes les issues.