Le directeur général du Crédit Agricole Georges Pauget a estimé jeudi qu'une taxe sur les bonus des banquiers "n'a pas sa pleine cohérence", les banquiers français ne devant "rien" à l'Etat.

"La façon d'inciter les banques à conserver des fonds propres, ça ne consiste pas à prélever plus d'impôts. Cela consiste à les inciter à garder de l'argent, donc je crois que la mesure n'a pas sa pleine cohérence", a déploré M. Pauget sur Europe 1.

Selon lui, si les banques françaises ont bénéficié d'une aide de l'Etat au plus fort de la crise "elles ont aussi payé en contrepartie 2,3 milliards d'euros en intérêt" de l'argent qui leur avait été apporté.

Par conséquent, "nous ne devons rien", a-t-il lancé.

M. Pauget a par ailleurs rappelé que le milieu bancaire français avait "reformé le système des bonus en France depuis le mois de février 2009".

"On a défini de nouvelles règles, et donc on ne peut pas, quelques dix mois plus tard, remettre en cause ces règles puisque nous avons passé un contrat moral avec ces salariés (traders, ndlr)", a plaidé M. Pauget.

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Le gouvernement veut instaurer en 2009 une taxe sur les primes des banquiers, présentée comme la rétribution du soutien de l'Etat et une contrepartie aux risques pris par certains traders.