« Emmanuel Moulin à la Banque de France, personnellement, je pense, c'est tout sauf un recasage. Il est extrêmement compétent », a affirmé le ministre à l'occasion d'un entretien sur France 3, interrogé sur le choix du président de la République d'avoir proposé le nom de son ancien secrétaire général de l'Elysée pour prendre la tête de l'institution monétaire.
« Il connaît les affaires internationales, il s'exprime bien. Je pense qu'il a travaillé à la fois avec la droite et avec la gauche tout au long de sa carrière », a dit M. Lescure dimanche.
« Le président a choisi un bon candidat et j'espère que le Parlement va l'entériner », a-t-il aussi affirmé.
Ancien directeur général du Trésor, passé dans de nombreux cabinets de l'exécutif sous les présidences Sarkozy et Macron, M. Moulin doit encore obtenir un vote favorable des sénateurs et des députés des commissions des Finances des deux chambres après des auditions prévues mercredi.
Sa nomination pourrait être rejetée si trois cinquièmes des suffrages exprimés au sein des deux chambres sont défavorables, et le suspense est encore entier, dépendant largement du vote des LR.
Le choix d'Emmanuel Macron a suscité de nouvelles critiques de recasage de proches aux postes-clés à l'approche de la fin de sa présidence dans un an, après les nominations de Richard Ferrand à la présidence du Conseil constitutionnel et d'Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes.
« Ça fait évidemment dix ans qu'on est aux responsabilités. Par construction les gens qui sont aux responsabilités sont des gens qui ont été proches du pouvoir. Est-ce que pour autant ça leur enlève de la compétence ? », s'est interrogé dimanche Roland Lescure sur ce sujet.















