Linformation a été révélée la semaine dernière par Les Echos : lopérateur télécom Orange cherche un nouveau partenaire pour entrer au capital dOrange Bank. Objectif : y prendre la place de Groupama, qui détient toujours 22% du capital de la néobanque. La banque daffaires Barclays, mandaté pour loccasion, aurait même déjà reçu des manifestations d'intérêt de la part de banques françaises. Orange Bank, il faut le rappeler, a été construite sur les fondations de Groupama Banque, dont lassureur avait cédé 65% du capital à Orange en octobre 2016.
Dans un nouvel article publié ce week-end dans Les Echos, Groupama confirme sa volonté de se désengager. Le patron de lassureur fournit également des explications sur ce choix. « Face à des orientations stratégiques d'Orange qui élargissaient le périmètre des activités d'Orange Bank, mais ne correspondaient pas à notre stratégie, nous avons proposé à Orange de lui céder nos titres ( ) », explique Thierry Martel. « Orange n'a pas répondu favorablement à cette proposition, mais elle tient toujours. »
A consulter : L'offre Orange Bank face à la concurrence
En cause notamment, des différents stratégiques sur deux nouveaux marchés visés par Orange Bank : linternational et les professionnels. Déjà lancé en Espagne et en Côte dIvoire, Orange Bank compte aussi sinstaller en Pologne, en Belgique et en Slovaquie, pour lEurope, et au Sénégal, au Mali et au Burkina Faso en Afrique. Elle a également fait récemment lacquisition dAnytime, un service de paiement destiné aux pros. « Il n'y a pas de tensions particulières entre nous », explique un porte-parole dOrange aux Echos. « Seulement deux ambitions qui diffèrent en tant qu'actionnaires sur le développement de la banque à l'international et sur de nouveaux métiers comme les pros-PME ».



















