En quête d’un nouveau partenaire pour sa néobanque, l’opérateur télécom Orange serait prêt à laisser le contrôle d’Orange Bank en cas d’offre intéressante. BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale ou l'espagnol Santander serait intéressé, selon Les Echos.

Une croissance freinée, avec environ 150 000 nouveaux clients bancaires en 2020, quand Boursorama en a capté 590 000 sur la même période et Nickel 400 000 ; des pertes annuelles approchant des 200 millions d’euros… Le bilan 2020 d’Orange Bank, dévoilé le 19 février dernier, n’avait rien de réjouissant. De quoi remettre en cause l’enthousiasme du premier opérateur télécom en France pour sa diversification dans les services financiers ? Selon Les Echos, reprenant une information du Canard Enchaîné, Orange est en tout cas en quête d’un nouveau partenaire pour sa filiale.

Orange cherchait à l’origine un partenaire susceptible de racheter les 22% du capital d’Orange Bank toujours détenu par l’assureur Groupama. Le fleuron français des télécom serait même prêt à aller plus loin : céder une part du capital qu’il détient, quitte à en perdre le contrôle. Orange « aurait mandaté la banque d'affaires Barclays dans cette optique », écrivent Les Echos. « Alors que le processus démarre, des manifestations d'intérêt émanant de banques françaises, telles que BNP Paribas, Crédit Agricole ou encore Société Générale et l'espagnol Santander seraient évoquées. » Aucune, toutefois, n’a pour l’instant confirmé cette information. « Des acteurs financiers du digital pourraient aussi être intéressés », complète le quotidien économique.

Un partenaire pour l’international ?

Lancé finalement en novembre 2017, après plusieurs faux départs, Orange Bank revendique 1,2 million de clients à la fin 2020, en France et en Espagne. Sur ce total, seuls 650 000 environ sont des clients bancaires au sens strict, les autres n’étant liés à la marque que par une assurance de téléphone mobile. Le chemin est encore long pour atteindre son objectif : 4 millions de clients et l’équilibre financier, en 2023. Pour y parvenir, Orange Bank compte se lancer, après l’Espagne, en Belgique, en Pologne ou encore en Slovaquie. « (…) ce qu'Orange recherche, c'est surtout un partenaire industriel capable de l'accompagner à l'international », explique ainsi aux Echos un proche du dossier.

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Orange espère aussi sans doute être soulagé d’une partie du coût de développement de sa filiale bancaire : l’opérateur y a investi près de 650 millions d’euros depuis son lancement en novembre 2017 !