Décidément, la courte existence de C-zam naura pas été une sinécure. Lancé en 2017, le compte de paiement était une réponse au succès de Nickel, dont il sinspirait fortement : une carte bancaire prête à payer, vendue dans un coffret. Seul le réseau de distribution changeait : les bureaux de tabac pour Nickel, les magasins Carrefour pour C-zam.
Pourtant, alors que Nickel est en route pour atteindre les 2 millions de clients, C-zam na jamais vraiment trouvé son public, plafonnant autour des 120 000 comptes ouverts. Il faut dire que le service a rapidement eu mauvaise réputation, accumulant les dysfonctionnements : service client aux abonnés absents, virements hors délais, refus de paiement injustifié
Deux mois pour se retourner
Le 12 mai dernier, Carrefour Banque a fini par annoncer la fermeture du service. Les choses nont pas traîné : elle est effective depuis le 15 juillet. Les clients de C-zam nont donc eu que deux mois pour se retourner : ouvrir un autre compte - plus de 10 000 sont dailleurs partis chez Nickel -, vider leur compte et changer les domiciliations de leurs virements et prélèvements. Sans surprise avec un délai aussi court, tous nont pas eu le temps de le faire.
Le Parisien rapporte ainsi le témoignage dun de ces retardataires, Fabrice Thomas. Depuis le 15 juillet, il essaie de récupérer les 230 euros quil a laissés sur le compte. Sans succès : Carrefour Banque na dans limmédiat pas donné suite à ses multiples demandes. Il nest pas le seul dans ce cas. Fabrice Thomas anime en effet un groupe Facebook dentraide entre clients C-zam qui, malgré la fermeture du service, reçoit encore de nombreuses demandes de membres
Remboursement intégral « dans les prochains jours »
Leur problème, toutefois, devrait être rapidement réglé. Interrogé par Le Parisien, Frédéric Collardeau, directeur général de Carrefour Banque, a promis que « tous seront intégralement remboursés jusqu'au dernier centime par chèque dans les prochains jours ».
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