Après avoir été plafonnés pour les clients fragiles, les frais dincident exorbitants vont-ils bientôt être réduits pour tous ? Cest en tout cas lobjet de la proposition de loi ambitieuse déposée à lAssemblée nationale le 19 janvier par une trentaine de députés Les Républicains. Ces derniers proposent dexonérer les particuliers, jusquà 200 euros par an, de frais et autres commissions facturés à loccasion dun découvert bancaire.
Cette exonération concernerait près dun adulte sur 2, à en croire un récent sondage. En effet, daprès une étude Polls&Roll pour le comparateur Panorabanques sortie en novembre 2020, 51% des Français sont à découvert au moins une fois par an. Pour 35% dentre eux, le montant du découvert est inférieur à 100 euros par mois. Cette exonération permettrait donc à ce type de clients, ponctuellement dans le rouge et pour un montant faible, de ne plus payer de frais dincident.
En fonction de son champ dapplication et de la nature des frais pris en compte, cette exonération pourrait également sattaquer à une pratique de plus en plus répandue parmi les banques qui consiste à prélever un minimum forfaitaire dintérêts débiteurs. Il sagit de quelques euros facturés doffice dès lors quun compte passe en négatif. Cette pratique a récemment été documentée par MoneyVox.
Limiter à 10% le profit des banques sur le découvert
Au-delà de cette exonération de 200 euros par an, la politique tarifaire des banques serait davanatge encadrée. Si cette loi aboutit, ce qui est très hypothétique, les établissements bancaires ne pourraient pas faire payer à leurs clients débiteurs plus de 20 euros par mois de frais dincident. Ce plafonnement complèterait les dispositifs déjà en vigueur comme le plafond de 20 euros par mois et 200 euros par an des frais dincident pour les personnes ayant souscrit à loffre client fragile.
Enfin, dernier volet de cette proposition de loi : la limitation du taux de marge des banques sur les frais de découvert. « Considérant que ces frais dincident bancaire, tarifés avec des marges de 86%, nont aucune justification économique et risquent daggraver la situation financière des victimes de la crise, un nouveau plafond viserait à limiter à 10% les dites marges réalisées par les banques », justifient les députés à lorigine de la proposition de loi. Affaire à suivre.
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