Les nouveaux prêts personnels, des crédits qui permettent aux emprunteurs d'utiliser la somme empruntée comme bon leur semble, à la différence des crédits dits « affectés » (à un bien en particulier comme une voiture par exemple) ont atteint près de 11,8 milliards d'euros l'an dernier, soit une augmentation de 8,3% sur un an.
Les opérations de LOA pour les voitures d'occasion ont quant à elles grimpé de 22,9%, à 2,7 milliards d'euros, plus vite que ce même type de financement pour les voitures neuves (+1,1%), qui reste cependant plus important en volume (10 milliards d'euros).
Marché stable en 2025
La bonne tenue de ces produits financiers a permis au marché du crédit à la consommation de se maintenir en 2025 à un niveau proche de 2024, avec un montant total de nouveaux crédits légèrement supérieur (+1,9% sur un an), à 49 milliards d'euros.
Les crédits plus classiques affectés au financement automobile sont en net recul, en lien logique avec la baisse des ventes de véhicules l'an dernier : -9,4% à 843 millions d'euros pour les voitures neuves et -15,7% à près de 3 milliards d'euros pour les voitures d'occasion.
Crédit conso : ce que cachent les banques sur l'utilisation de votre argent
Les crédits à la consommation sont largement commercialisés par des filiales de grands groupes bancaires (BNP Paribas avec la marque Cetelem, Crédit Mutuel avec Cofidis, Crédit Agricole avec Sofinco...) mais aussi par des nouveaux acteurs, comme la start-up Younited.
L'ASF rassemble quelque 240 entreprises de ce secteur et publie chaque mois des données de marché. Ces produits financiers sont très encadrés puisqu'ils représentent un risque pour leurs souscripteurs de basculer dans le surendettement.
Le nombre de dossiers de surendettement a bondi de près de 10% l'an dernier, selon les chiffres partagés mi-janvier par la Banque de France, après une hausse du même ordre l'année précédente.
L'ASF faisait d'ailleurs état fin janvier d'une « tendance marquée à l'augmentation des premiers impayés » pour les financements de projets des ménages via un crédit à la consommation, ainsi qu'une hausse des demande de reports.

























