En février 2026, les taux d'emprunt évoluent une nouvelle fois à la marge, oscillant entre stabilité et légères hausses selon les profils et les durées. Une accalmie bienvenue pour les ménages qui mûrissent un projet immobilier.

Selon les barèmes observés par Meilleurtaux, les taux moyens restent contenus, avec un niveau inférieur à 3,4% sur 25 ans. Dans le détail, les emprunteurs peuvent espérer, en moyenne, des taux autour de 3,18% sur 15 ans, 3,27% sur 20 ans et 3,38% sur 25 ans. Des écarts subsistent toutefois selon les régions et les politiques commerciales des banques.

Les taux moyens dans les banques début février

  • Sur 15 ans : 3,18% d'après Meilleurtaux, 3,18% chez Cafpi, 3,20% selon Pretto, 3,18% pour Le-Partenaire.
  • Sur 20 ans : 3,27% d'après Meilleurtaux, 3,27% chez Cafpi, 3,31% selon Pretto, 3,29% pour Le-Partenaire.
  • Sur 25 ans : 3,38% d'après Meilleurtaux, 3,39% chez Cafpi 3,40% selon Pretto, 3,40% pour Le-Partenaire.

Taux moyens constatés par les réseaux de courtage, sur la base des barèmes fournis par les banques. Ils ne tiennent pas compte du coût de l'assurance emprunteur.

Des banques toujours offensives sur le crédit

Si les taux ne baissent plus franchement, les banques restent très engagées sur le crédit immobilier. La détente de l'OAT à 10 ans (le taux d'emprunt d'État à 10 ans qui sert en partie de repère pour fixer les taux, NDLR), revenue autour de 3,4%, contribue à contenir les barèmes. « Certaines banques prêtent actuellement à 20 ans sous le niveau de l'OAT 10 ans, une situation plutôt rare », souligne le courtier Meilleurtaux. Pour les meilleurs dossiers, des taux proches de 3% restent accessibles, notamment en contrepartie d'une domiciliation bancaire ou d'une assurance emprunteur maison.

Un constat partagé par CAFPI, qui observe un marché stabilisé malgré de nombreuses incertitudes macroéconomiques. « Les fortes baisses de taux appartiennent au passé, mais les conditions restent attractives au regard des niveaux atteints en 2023 et 2024 », estime le courtier, qui voit dans cette période une fenêtre d'opportunité pour les projets bien préparés.

Primo-accédants : un accompagnement renforcé

En février, les taux affichent de légères hausses techniques selon Le-Partenaire.fr, avec des niveaux allant de 2,75% sur 10 ans à 3,52% sur 25 ans. Les augmentations restent toutefois contenues : quelques centièmes de point selon les durées et les profils. « Le marché reste sur une certaine stabilité qui permet aux emprunteurs de se projeter », souligne Fabienne Laborde, directrice des opérations de Le-Partenaire.fr et d'Eloa.io.

Les banques maintiennent par ailleurs un soutien actif aux primo-accédants, via des prêts bonifiés, des enveloppes « coup de pouce » ou des frais réduits, souvent cumulables avec le PTZ ou les dispositifs d'Action Logement. Un appui précieux dans un contexte de taux installés sur un plateau élevé.

Crédit immobilier : ces emprunteurs qui peuvent encore s'en sortir à taux canon

Reste un point de vigilance : une éventuelle remontée des taux directeurs de la Banque centrale européenne ou une instabilité politique pourraient encore provoquer des ajustements. Pour les emprunteurs, la solidité du dossier (apport, revenus, assurance) demeure plus que jamais la clé pour négocier.

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