Apple Pay, puis Paylib, puis Samsung Pay, en attendant Google Pay : le nombre de solutions de paiement mobile à disposition des Français ne cesse de progresser, et avec lui les opportunités de régler des achats sans contact avec un smartphone. Résultat : le nombre de transactions de ce type a été multiplié par 15 entre 2016 et 2017, pour atteindre 4,4 millions, selon lObservatoire de la sécurité des moyens de paiement. Encore (très) modeste, mais prometteur.
Toutefois, les experts sinterrogent : une fois lattrait de la nouveauté retombé, le paiement mobile a-t-il les atouts pour toucher durablement le grand public ? Certains en doutent, sur la foi notamment de chiffres venus des Etats-Unis. Dans ce pays où de nombreux wallets mobiles sont disponibles dassez longue date, les usages peinent en effet à décoller, et auraient même tendance à stagner pour le premier dentre-eux, Apple Pay. Un signe ?
En cause notamment, le faible gain dusage du mobile par rapport à la carte. Sil est mieux sécurisé grâce à lutilisation des capteurs biométriques, le smartphone reste toutefois plus encombrant, plus fragile et souvent moins fiable que la bonne vieille CB.
Imperméable, incassable, autonome
Ce nest pas le cas, en revanche, dune autre alternative offerte par la généralisation du sans contact : celles des bagues de paiement. Depuis le début de lannée, la banque néerlandaise ABN Amro a entamé un large test (500 clients) de cette technologie aux Pays-Bas, en partenariat avec MasterCard et les sociétés britanniques Digiseq et K Wearables.
La K Ring - cest son nom - est un anneau en céramique, imperméable et anti-rayures, disponible dans 14 combinaisons de couleurs et totalement autonome : pas de recharge, pas dappairage avec un mobile. En cas de perte, la K Ring peut être mise hors détat de marche à distance, via une appli mobile, qui permet également de définir des restrictions dusage, en montant et en nombre de paiements par jour. A lintérieur de lobjet, une puce NFC, comme dans une carte bancaire sans contact. Il suffit ainsi de rapprocher lobjet, poing fermé, du terminal de paiement, pour déclencher le paiement. Lintérêt de lobjet saute aux yeux : plus besoin de portefeuille, ni même de poche, pour emporter son moyen de paiement, quand on fait du sport, quon va à la plage ou à la piscine, assister à des concerts dans un festival ou quon veut prendre le métro.
Anytime en pointe en France
Dans limmédiat, aucune banque française na annoncé de test dimportance sur les bagues de paiement et autres accessoires connectés. Seule la néobanque Anytime sintéresse de près au phénomène, en intégrant dores et déjà à son offre, en partenariat avec MasterCard, un bracelet et un porte-clé dans lesquels on peut insérer une puce dédiée au paiement.
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