« Le large développement de ces dispositifs en fait une thématique de première importance, eu égard notamment au nombre de personnes concernées », explique la CNIL dans un communiqué. « Outre les questions de sécurité, la prise en compte du droit d'opposition sera notamment vérifiée. » La commission sest fixée lobjectif de réaliser au total 550 contrôles en 2015, sans préciser combien seront consacrés spécifiquement aux cartes bancaires NFC, dont le nombre en France dépasse aujourdhui les 33 millions.
Droit dopposition et gratuité
Preuve supplémentaire de lattention portée à cette technologie par linstitution, la CNIL publie également un mode demploi de ces cartes à destination du grand public. Elle y rappelle notamment que les « porteurs de carte doivent être clairement informés de la fonctionnalité sans contact et doivent pouvoir la refuser ». En cas de refus, la banque peut au choix rééditer un nouvelle carte sans puce NFC, soit désactiver à distance la fonction de paiement sans contact. Dans les deux cas, la CNIL insiste sur le fait que ce changement doit être gratuit.
Si la banque refuse de fournir une carte classique, ou si elle veut facturer cette opération, il est possible de saisir la CNIL. « Ajoutez toutes les preuves justificatives et le plus de détails possibles », détaille linstitution. « La CNIL, après vérification quil sagit bien dune plainte et quelle dispose déléments suffisants, interviendra auprès de la banque. Parallèlement, vous pouvez saisir le médiateur de votre banque. »
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Vers un chiffrement des données ?
En matière de sécurité, la CNIL rappelle quà sa demande, « sur les cartes émises depuis septembre 2012, le nom du porteur nest plus lisible par lintermédiaire de linterface sans contact dune carte bancaire. Et, depuis juin 2013, il nest plus possible de lire lhistorique des transactions. » Ces évolutions ont permis de réduire les risques datteintes à la vie privée et de créations de fausses cartes bancaires.
Toutefois, certaines informations échangées au moment du paiement sans contact le sont toujours « en clair ». La commission appelle donc le secteur bancaire à aller plus loin en rendant impossible la collecte et la réutilisation de ces données à travers la mise en place dun « chiffrement des échanges ».















