4 271 : c'est le nombre de réponses recueillies par l'association de défense des consommateurs Que Choisir Ensemble lors de son appel à témoignages sur les hausses de tarifs des complémentaires santé. Alors que la loi de financement de la Sécurité sociale prévoit le gel des cotisations en 2026 à leur niveau de 2025, 98% des sondés ont constaté des augmentations.
« Sur les 3 067 réponses exploitables pour le calcul des montants, l'augmentation moyenne atteint 106,21 euros par an. La hausse médiane s'établit à 56,50 euros annuels, la moitié des assurés est donc en dessous de ce seuil. Pour les personnes seules, les hausses vont de 0,08 euro à 2 000 euros par an », détaille l'association.
Des statistiques qui confirment que le blocage des tarifs est très peu appliqué. Les fédérations qui représentent les organismes commercialisant les complémentaires santé sont vent debout contre la mesure, estimant qu'elle est inconstitutionnelle.
Mutuelle santé : pourquoi vous pouvez demander un remboursement des hausses de tarifs en 2026
Jusqu'à 195 euros en plus par an
Les hausses les plus importantes ont été constatées par les sondés chez April (+ 195 euros par an en moyenne), Apicil (+ 170 euros par an) ou encore Groupama (+ 115 euros par an).
L'association déplore des augmentations « d'autant plus significatives que le coût des complémentaires santé est déjà élevé : selon meilleurtaux.com, le tarif moyen annuel d'une mutuelle en 2025 s'élève à 1 451 euros pour les retraités et à 1 531 euros pour les plus de 66 ans. »
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Contrôle de constitutionnalité
« Certaines mutuelles ont même affirmé à leurs adhérents que la loi ne s'appliquait pas tant qu'elle n'avait pas été validée par le Conseil constitutionnel. Cette affirmation est totalement infondée, car dès lors que la loi est adoptée par le Parlement, et qu'elle est votée et promulguée, alors elle s'applique strictement à toutes et tous même en l'absence de contrôle de constitutionnalité », pointe Que Choisir.
Les assurés peuvent-ils espérer un remboursement des hausses ? « 91,7% des personnes concernées indiquent n'avoir bénéficié d'aucune régularisation a posteriori. Seule une minorité d'organismes semble être revenue, partiellement ou totalement, sur les hausses appliquées », relève Que Choisir.
Si le gouvernement n'a, pour le moment, apporté aucune réponse aux questions des parlementaires sur le sujet, le ministère de la Santé vient de demander l'avis du Conseil d'Etat concernant le gel. Dans le texte que L'Argus de l'assurance a consulté, il semble se ranger du côté des fédérations de professionnels. Reste à savoir si l'institution aura une position différente et si le gouvernement la suivra (l'avis est consultatif).


















