Société Générale a annoncé jeudi la signature d'un « accord sur l'emploi et les compétences » avec les syndicats dans le cadre du rapprochement des activités de banque de détail de la maison-mère et de Crédit du Nord, qui passe par des suppressions de poste.

« L'accord signé ce jour, à l'unanimité des organisations syndicales représentatives, permet de construire un dispositif d'accompagnement social des collaborateurs adapté aux enjeux de la création de notre nouvelle banque », se félicite le groupe dans un communiqué. Une majorité des salariés sondés par la CGT « a opté pour la signature du projet d'accord des dispositifs et des garanties dans le cadre de la fusion Société Générale - Crédit du Nord », indique le syndicat dans un communiqué séparé. « L'accord est nécessaire pour accompagner les salariés même si nous ne sommes pas favorable à la fusion », est-il bien précisé.

3 000 suppressions nettes de postes

Ce projet détaillé en octobre dernier entraînera 3 000 suppressions nettes de postes entre 2023 et 2025, « sans aucun départ contraint », a répété la Société Générale. Quelque 100 millions d'euros seront consacrés entre 2022 et 2025 à un plan pour la formation et l'accompagnement de collaborateurs, dont le métier évoluera dans le cadre de cette fusion. La nouvelle banque bénéficiera en outre d'un maillage territorial de 1 450 agences - contre 2 100 au total fin 2020 - maintenues dans les mêmes villes qu'aujourd'hui.

Cet ancrage territorial devrait se refléter dans la stratégie de marque du groupe, qui se dotera d'une marque nationale, associée à des dénominations régionales issues de Crédit du Nord (Crédit du Nord, Courtois, Tarneaud, Laydernier, SMC). La stratégie de marque sera dévoilée courant 2022.

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La fusion juridique devrait intervenir au 1er janvier 2023 et la fusion informatique en deux temps, au premier semestre 2023.