Les risques liés aux cyberattaques pesant sur le système financier sont en hausse, même s'ils ne sont pas les plus importants, a signalé lundi la Banque de France dans un rapport semestriel.

C'est le seul risque attendu en hausse, alors que les autres « se sont stabilisés » même s'ils demeurent à un niveau « élevé », a expliqué en conférence de presse Sylvie Goulard, sous-gouverneure de la Banque de France. Selon le rapport semestriel d'évaluation des risques du système financier, publié par la Banque de France, « depuis la crise sanitaire, l'exposition importante du secteur financier au risque cyber a été accentuée par la nécessité de basculer massivement et rapidement des activités financières vers le télétravail et la prestation de services à distance ».

Si aucun incident n'a pour le moment engendré de graves conséquences, « étant donné le degré élevé d'interconnexions dans le système financier et à travers les technologies, certains cyber-incidents pourraient toutefois affecter la stabilité financière à l'avenir », précise le rapport. « Plus on va vers un monde de la donnée, plus il peut y avoir des défaillances mais aussi des attaques », a averti Sylvie Goulard.

Le premier risque, c'est l'endettement

Depuis le début de l'année, plusieurs attaques informatiques ont visé des secteurs stratégiques, avec par exemple aux États-Unis le groupe d'oléoducs Colonial Pipeline, ou encore le service public de santé irlandais.

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Pour autant, selon la Banque de France, l'endettement des entreprises demeure encore le premier risque pour le système financier, suivi par les niveaux de valorisation élevés sur les marchés, et par la faible rentabilité des banques, du fait de l'environnement de taux bas.