Les entreprises auront le « droit » de bénéficier auprès de leur banque d'une année supplémentaire pour commencer à rembourser les prêts garantis par l'Etat (PGE), souscrits pour faire face à la crise, a annoncé jeudi le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire.

Plus de 638 000 PGE ont été accordés par les banques, pour un montant d'environ 130 milliards d'euros. En mettant en place le PGE au début de la crise sanitaire, l'État avait instauré un délai d'un an avant que les banques puissent exiger le remboursement des crédits. Ce délai devait donc arriver à échéance fin mars pour certaines entreprises, alors que nombre d'entre elles connaissent encore des difficultés financières.

« Certaines voient approcher avec beaucoup d'inquiétudes la première échéance de remboursement de leur capital », a mis en avant le ministre. Bruno Le Maire a indiqué avoir obtenu de la Fédération bancaire française que « toutes les entreprises, quelle que soit leur secteur d'activité, et quelle que soit leur taille », pourront bénéficier, « de droit », d'un « différé de remboursement d'un an supplémentaire ».

Un « différé d'amortissement supplémentaire »

Bruno Le Maire « invite » ainsi « toutes les entreprises à contacter dès maintenant leur banquier, leur agence bancaire, pour définir les modalités d'amortissement de leurs prêts, en tenant compte de ce différé d'amortissement supplémentaire qui leur est accordé ».

Lundi, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) avait regretté la « frilosité » de certaines banques à accorder aux entreprises un report d'un an supplémentaire pour le début du remboursement des PGE. L'hôtellerie-restauration est le deuxième secteur en nombre de PGE souscrits, derrière les entreprises de réparation automobile, selon le bilan au 1er janvier publié par le ministère de l'Économie.

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Par ailleurs, concernant les autres prêts bancaires, Bruno Le Maire a annoncé que « les banques se sont engagées à examiner favorablement toute demande de moratoire ou de report d'échéance pour les entreprises qui sont les plus touchées par la crise, sur une base personnalisée ».