Une erreur qui coûte cher. Et pour cause, il s'agit d'une erreur de 20 millions d'euros. Le Conseil d'Etat a rejeté l'ultime recours d'un ancien cadre de la Caisse d'Epargne d'Orléans, licencié en 2016 pour avoir crédité - « pour plaisanter et tester la sécurité informatique » - 20 millions d'euros sur le compte d'une collègue de travail, raconte Actu.fr. L'homme avait fait lobjet dun licenciement « disciplinaire » pour avoir refusé une simple « rétrogradation » de fonctions sur un poste dattaché de clientèle patrimoine.
« Une rétrogradation aurait eu des conséquences excessivement lourdes. Il aurait été victime dune perte non négligeable de responsabilités, de revenus et davantages sociaux. Le règlement intérieur [de la banque, ndlr] permettait de lui infliger dautres sanctions », explique son avocat à Actu.fr qui sous-entend aussi que ses engagements syndicaux chez Sud-Solidaires aient pu lui valoir une sanction plus lourde.
Rentré à la Caisse dépargne en 2007, il avait reçu un premier « avertissement » en 2013 pour avoir « attribué un taux préférentiel à un membre de sa famille », puis avait fait lobjet dune mise à pied disciplinaire de trois jours en avril 2014 pour avoir « cherché à dissimuler son absence à son supérieur », quelques mois avant le virement de 20 millions d'euros.
Linspection du travail du Loiret sétait opposée au licenciement mais, le ministère du Travail était passé outre et l'avait autorisé. Le tribunal administratif dOrléans et la cour administrative dappel de Nantes avaient successivement donné leur feu vert, en juin 2018 puis mars 2020. Larrêt de la cour administrative dappel de Nantes est désormais définitif et l'ex-cadre bancaire est officiellement licencié.


















