En 2014, un cadre de la Caisse d'épargne a réalisé un virement de 20 millions d'euros à une collègue pour « plaisanter et tester la sécurité ». Il a été licencié dans la foulée après avoir refusé une rétrogradation. Après six années de luttes dans les prétoires, son dernier recours a été rejeté.

Une erreur qui coûte cher. Et pour cause, il s'agit d'une erreur de 20 millions d'euros. Le Conseil d'Etat a rejeté l'ultime recours d'un ancien cadre de la Caisse d'Epargne d'Orléans, licencié en 2016 pour avoir crédité - « pour plaisanter et tester la sécurité informatique » - 20 millions d'euros sur le compte d'une collègue de travail, raconte Actu.fr. L'homme avait fait l’objet d’un licenciement « disciplinaire » pour avoir refusé une simple « rétrogradation » de fonctions sur un poste d’attaché de clientèle patrimoine.

« Une rétrogradation aurait eu des conséquences excessivement lourdes. Il aurait été victime d’une perte non négligeable de responsabilités, de revenus et d’avantages sociaux. Le règlement intérieur [de la banque, ndlr] permettait de lui infliger d’autres sanctions », explique son avocat à Actu.fr qui sous-entend aussi que ses engagements syndicaux chez Sud-Solidaires aient pu lui valoir une sanction plus lourde.

Rentré à la Caisse d’épargne en 2007, il avait reçu un premier « avertissement » en 2013 pour avoir « attribué un taux préférentiel à un membre de sa famille », puis avait fait l’objet d’une mise à pied disciplinaire de trois jours en avril 2014 pour avoir « cherché à dissimuler son absence à son supérieur », quelques mois avant le virement de 20 millions d'euros.

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L’inspection du travail du Loiret s’était opposée au licenciement mais, le ministère du Travail était passé outre et l'avait autorisé. Le tribunal administratif d’Orléans et la cour administrative d’appel de Nantes avaient successivement donné leur feu vert, en juin 2018 puis mars 2020. L’arrêt de la cour administrative d’appel de Nantes est désormais définitif et l'ex-cadre bancaire est officiellement licencié.