Depuis hier, 17 des 19 banques centrales des pays de la zone euro - dont la France - ont cessé de dimprimer de nouvelles planches de billets de 500 euros. 17, et pas 19 sur 19, car deux pays de la zone, lAllemagne et lAutriche, ont obtenu un délai de trois mois (jusquau 26 avril inclus) pour se conformer à la règle. Ce n'est pas un hasard : cest en effet dans ces deux pays, où la culture du cash est encore très développée, que larrêt de la production du billet de 500 euros a soulevé le plus dindignation.
Ailleurs, en revanche, sa disparition va passer inaperçue, ou presque. Jamais disponible aux distributeurs, refusé par la plupart des commerçants, il ne représente que 2,4% des billets en circulation, mais près de 20% de la valeur totale des billets émis, soit 261 milliards deuros. Cest dailleurs pour cela que la Banque centrale européenne a signé, en mai 2016, son arrêt de mort : inutile pour les transactions du quotidien, il est en revanche omniprésent dans les affaires de blanchiment. Selon les calculs dEuropol, office européen de lutte contre la grande criminalité internationale, un million deuros en billets de 500 pèse 2,2 kg et tient dans un sac
Autre usage du billet de 500 euros : la thésaurisation. Pas dinquiétude, toutefois, si vous détenez des billets de 500 euros sous votre matelas : la BCE arrête de les produire, mais le stock existant conserve un cours légal, sans limite de temps, et peut donc être échangé aux guichets de la Banque de France.

















