Pumpkin poursuit sa stratégie de maillage du territoire français. Après Caen en mars dernier, la fintech créée en 2014 lancera à Rouen le 10 avril prochain une nouvelle campagne de promotion. En effet, bien que lapplication de paiement entre particuliers soit téléchargeable et utilisable nimporte où en France, Pumpkin se déplace régulièrement afin de mieux la faire connaître. Cible privilégiée de ces événements : les étudiants.
« La difficulté est dactiver les 50 premiers utilisateurs »
« Notre stratégie consiste à transformer les campus étudiants et les universités », explique Constantin Wolfrom, co-fondateur de Pumpkin. « Les jeunes sortent et dépensent entre eux, ils sont donc plus susceptibles de se rembourser. » De plus, les étudiants se déplaçant davantage, ils permettent de diffuser lusage de lapplication aux quartiers adjacents aux facultés puis au reste de la ville.
Selon Constantin Wolfrom, « la difficulté est de recruter les 50 premiers utilisateurs. Ensuite, cela va très vite ». Une personne active amenant, par le bouche à oreille, entre 4 et 6 nouvelles personnes par an.
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Tractage et vidéos : instruments centraux des campagnes
En pratique, Pumpkin mise sur deux leviers pour atteindre son cur de cible : une campagne en ligne avec la diffusion de vidéos et une autre, offline, avec distribution de tracts et affichage dans les rues. « Nous parvenons ainsi à passer de 10% des 18-30 ans à avoir entendu parler de Pumpkin, à 40% », assure Constantin Wolfrom. Interrogé sur les résultats de la campagne réalisée début mars à Caen, le co-fondateur nous a expliqué quil était encore trop tôt pour évaluer les retombées.
Pumpkin revendique actuellement 400 000 utilisateurs. Chaque jour, lapplication en recruterait entre 1 000 et 1 500 supplémentaires. Son objectif est de dépasser la barre du million dutilisateurs en 2019 et de « se rapprocher le plus vite possible des 2 millions », espère Constantin Wolfrom. Pour ce faire, Pumpkin souhaite simplanter en Europe. Elle lancera dici quelques mois son application en Belgique.
Pumpkin, bientôt une néobanque
Rachetée en juillet 2017 par le Crédit Mutuel Arkéa, la start-up entend se servir des 15 millions deuros investis par le groupe bancaire pour développer un compte de paiement avec IBAN, adossé à une carte bancaire. Si Pumpkin garde pour le moment un certain mystère autour de sa néobanque, Constantin Wolfrom, son co-fondateur, a livré à cBanque quelques informations sur la stratégie.
La start-up souhaite développer une néobanque « communautaire », « pas forcément » payante et qui colle aux usages des 18-30 ans, son cur de cible. Pumpkin ne chercherait pas à se différencier absolument de ses concurrents. Elle se voit comme une plateforme « concentrant les meilleurs usages des fintechs, quils proviennent des membres du Crédit Mutuel Arkéa ou pas ».

















