A l’occasion de l’annonce d’une levée de fonds de 20 millions d’euros, l’agrégateur Linxo dévoile sa stratégie : « créer un assistant financier augmenté européen ».

« La plus importante levée de fonds pour une fintech française depuis 2 ans » : c’est le gros coup que vient de réussir Linxo en récupérant 20 millions d’euros en un tour de table, portant ainsi à « 23,2 millions d’euros les fonds levés depuis son lancement ».

Déjà actionnaires de la fintech, le Crédit Mutuel Arkéa et le Crédit Agricole ont remis la main au portefeuille, rejoints par l’assureur Maif qui collaborait déjà avec Linxo pour son agrégateur, Nestor. « Nous sommes le seul acteur en France dans lequel plusieurs banques et assurances ont investi », note Bruno Van Haetsdaele, co-fondateur de la société, dans un communiqué. « Tout en nous donnant les moyens de rester indépendants, nos actionnaires démontrent l’intérêt des grandes banques et assurances pour des acteurs qui sont capables de faciliter leur transformation digitale et apporter des technologies à forte valeur ajoutée au plus grand nombre. »

Profiter de la DSP2

Cet argent frais arrive à point nommé. Linxo compte en effet profiter des avancées promises par la nouvelle directive européenne sur les services de paiement (DSP2), qui entrera en vigueur en janvier prochain, pour avancer ces pions. L’agrégateur annonce ainsi son intention de développer, sous sa propre marque, « un assistant financier augmenté qui a vocation à devenir le hub financier personnel des utilisateurs » détaille un communiqué. Un projet qui en rappelle d’autre : ceux, justement, de la Maif avec Nestor ou encore du Crédit Mutuel Arkéa avec Max.

Lire aussi : Le Crédit Mutuel Arkéa libère Max, son assistant personnel financier sur mobile

Frais bancaires : jusqu'à 223 € d'économies grâce à notre comparateur

Ecosystème ouvert

Linxo ne compte pas pour autant suspendre son activité en marque blanche et continuera donc à vendre sa technologie à des partenaires BtoB, comme elle le fait aujourd’hui, par exemple, pour HSBC, BforBank ou Fortuneo. Mais la fintech originaire d’Aix-en-Provence veut aller plus loin, en développant « un écosystème ouvert autour de sa technologie ». Elle teste ainsi déjà une API (interface de programmation), « Linxo Connect », qui permettra « aux utilisateurs de faciliter la souscription à un service financier en connectant ses comptes disponibles sur Linxo à des services tiers ».