Selon La Tribune, Frédéric Oudéa, en temps que président de la Fédération bancaire européenne, a écrit fin juillet à Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), et au Commissaire européen en charge des services financiers, le Letton Valdis Dombrovskis. Dans ce courrier, il demande notamment une interdiction de la pratique du web scraping, une technique informatique qui permet aujourdhui à des services tiers dinformations sur les comptes - Bankin ou Linxo, en France, par exemple - de récupérer, avec laccord de lutilisateur, des données dans les espaces client web des banques. Technique qui est à lorigine dun conflit larvé entre les banques dun côté, les fintechs et les autorités européennes de lautre.
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Mais Frédéric Oudéa va un peu plus loin dans son courrier. Face à limpasse dans laquelle se situe aujourdhui ce conflit, il propose ni plus ni moins un report de la mise en uvre du nouveau texte. « Soit le régulateur européen décide de reporter la transposition de la DSP2 jusqu'à ce que les normes techniques réglementaires (RTS) soient applicables, soit il revoit le principe du délai de 18 mois » écrit le patron de la Société Générale.
Ces normes techniques, qui fixeront le cadre de mise en uvre concrète de la directive, sont en cours de définition par lAutorité bancaire européenne (EBA). Elles doivent normalement être votées à lautomne prochain, pour une application 18 mois plus tard. La directive, elle, doit entrer en vigueur le 13 janvier 2018. En ce qui concerne la France, lordonnance de transposition de la directive a dailleurs été présentée mercredi au conseil des ministres, et publiée dans la foulée au Journal officiel.












