Dans un communiqué, l'UFC-Que Choisir le rappelle et le déplore : « Alors quils y auraient tout intérêt ( ), seulement 4,3% des consommateurs changent de banque chaque année, un niveau trois fois plus faible que la moyenne européenne ». Cest précisément pour fluidifier le marché bancaire français que le gouvernement actuel a décidé, dans le cadre de la loi dite « Macron » pour la croissance, lactivité et légalité des chances économiques, dintroduire notamment un système de redirection automatique des opérations récurrentes, évitant au client de contacter lui-même ses créanciers.
Ce mandat de mobilité, inauguré lundi prochain 6 février, est toutefois une « réponse imparfaite », estime UFC-Que Choisir : « ( ) On ne peut que déplorer que la loi Macron ne réponde pas aux entraves les plus redoutables à la mobilité bancaire, à savoir les engagements de domiciliation des revenus dans le cadre dun crédit immobilier ainsi que les coûts de transfert des produits dépargne. » Lassociation appelle ainsi de ses vux la mise en uvre, « sans délai » et « à léchelle européenne », dun « système de portabilité du compte bancaire, tel quil existe dans la téléphonie mobile ». La Commission européenne, rappelle lUFC, a commandé un rapport sur la faisabilité de cette mesure, mais sa publication, prévue pour septembre 2019, apparaît « bien lointain[e] ».
Lassociation demande également au gouvernement de légiférer pour imposer la « gratuité du transfert des comptes dépargne réglementés (PEL, CEL) ». Actuellement, cette opération est facturée en moyenne 84,56 euros par les banques françaises.













