Les médias sociaux « permettent daccélérer et de démultiplier la diffusion de contenus » auprès des clients et « cibles de prospection », constate lAutorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) dans un communiqué diffusé vendredi 18 novembre, en faisant aussi bien référence aux banques qu'aux courtiers ou autres conseillers en gestion de patrimoine. « Cest pourquoi lACPR a souhaité rappeler que les règles applicables aux communications diffusées sur les autres médias sappliquent naturellement aux médias sociaux. »
Le collège de supervision de lACPR a ainsi adopté cette semaine une recommandation « sur lusage des médias sociaux à des fins commerciales ». Le régulateur y rappelle linterdiction de « pratiques commerciales trompeuses ». Dans sa recommandation, lautorité juge notamment que la diffusion de « fausses recommandations » ou « davis trompeurs, positifs ou négatifs », est répréhensible. Tout comme lachat de « Jaime », sur Facebook, dabonnés ou de vues sur les autres réseaux peut être considérée comme une pratique trompeuse. LACPR rappelle aussi les professionnels à lordre sur les « partages » et « retweets », sur lesquels leur « responsabilité » est « susceptible dêtre engagée ».
Une recommandation « effective à compte du 1er octobre 2017 »
Dans sa recommandation, lACPR liste ainsi des bonnes pratiques, lesquelles visent non seulement les comptes des établissements soumis au contrôle de lACPR, mais aussi ceux des salariés ou dirigeants « autorisés à communiquer au nom (...) du professionnel ». Le régulateur bancaire enjoint ainsi ces acteurs à la clarté dans le choix de leur identifiant, afin de marquer la frontière entre la parole privée et la parole professionnelle.
De façon plus générale, le contenu doit être « équilibré », et présenté de façon « loyale et claire ». Et si les établissements financiers ou comptes associés diffusent des publicités ou offres commerciales sur les réseaux sociaux, ces dernières doivent toujours faire lobjet dune mention explicite. La recommandation de lACPR ne sera toutefois « effective » quà compter du 1er octobre 2017, ce qui laisse quasiment un an aux professionnels pour adapter leurs habitudes sur les réseaux sociaux.












