Dans un billet publié hier sur son site internet, la banque se livre à un véritable éloge de la biométrie comme mode dauthentification des opérations bancaires. « Lauthentification biométrique est à ce jour un procédé fiable les technologies susceptibles de la tromper sont encore dans les laboratoires de recherche qui intéresse tout particulièrement le monde bancaire : pour valider un règlement par carte bancaire, autoriser laccès à un guichet automatique, ou encore pour réaliser une transaction à distance » détaille larticle. « La biométrie garantit lidentité de la personne ayant réalisé une action. Elle est ainsi une solution à lescroquerie à la carte bancaire, au phishing et à lusurpation didentité. »
BNP Paribas sest associée au Crédit Agricole et au Crédit Mutuel Arkéa, notamment, au sein de Natural Security, une PME française qui a développé un standard dauthentification biométrique agréé depuis 2014 par CB, le groupement interbancaire qui gère le réseau français d'acceptation des cartes bancaires. BNP Paribas teste actuellement ce protocole, qui permet de saffranchir du traditionnel code secret et dauthentifier un paiement grâce aux empreintes digitales. Des essais probants avaient déjà été réalisés par le Crédit Mutuel Arkéa, en 2013 à Angoulème. La biométrie y avait reçu un meilleur accueil chez les clients que le NFC.
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Encore des obstacles à lever
BNP Paribas mesure toutefois les obstacles qui se dressent encore face à la généralisation dune telle solution. Des obstacles techniques, mais aussi réglementaires. « Le problème est plus précisément labsence de régime juridique pour la biométrie », explique BNP Paribas. « La CNIL a toutefois précisé quelle considérait que les éléments d'identification biométriques entraient dans le champ d'application de la loi informatique et libertés, au même titre que le nom ou ladresse dune personne. Ce qui signifie que la conservation ou le stockage de ces éléments relèvent de la législation sur la protection des données : il faut, pour constituer une base de données biométriques, respecter les principes de finalité et de proportionnalité. »
Il faudra aussi trouver des solutions imparables pour sécuriser le stockage de ces données. Une question décisive pour ladoption de la biométrie par le grand public, que BNP Paribas nélude pas. « La biométrie ne résout pas tout », concède-t-elle. « En effet, sil est possible dextorquer un mot de passe, il serait aussi dans certains cas possible de produire des faux iris ou de faux doigts [pour tromper les capteurs biométriques]. Il faut être sûr que des pirates ne puissent accéder à ces données. »















