La fédération FO des banques s'est élevée jeudi contre les « près de 3.000 postes » supprimés en France en 2014, une « nouvelle année noire pour l'emploi » dans le secteur bancaire, selon le syndicat qui juge cette évolution « lamentable » au regard des profits réalisés.

Le chiffre a été communiqué jeudi aux syndicats à l'occasion d'une Commission Paritaire Nationale de l'Emploi dédiée aux établissements relevant de l'Association française des banques (AFB), la fédération patronale des banques commerciales (200.000 salariés selon FO). Dans un communiqué, Force ouvrière indique que « ce sont près de 3.000 postes qui ont été supprimés en 2014 dans notre profession, c'est profondément honteux ! ». « Même si le rythme de ces suppressions d'emplois s'est ralenti, il persiste alors que rien ne le justifie », écrit le troisième syndicat des banques.

Ces chiffres « ne nous surprennent pas parce que finalement c'est l'addition de tous les plans sociaux » dans le secteur, a réagi pour l'AFP Sébastien Busiris, secrétaire général de FO Banques. Ce que le syndicat trouve « choquant » et « lamentable », « c'est que dans le même temps les banques annoncent quasiment 15 milliards d'euros de bénéfices sur 2014 », fustige son numéro 1.

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Pas une surprise pour la CFDT

Joint par l'AFP, Luc Mathieu pour la CFDT évoque une baisse « toujours significative » de l'emploi, de l'ordre de -1,5% des effectifs. Mais « c'est pas non plus une surprise », ajoute-t-il en référence à la baisse continue depuis 2010. « C'est dans ce contexte là qu'on a voulu négocier des engagements de recrutements dans le cadre du Pacte de responsabilité », fait valoir le secrétaire général de la CFDT Banques, premier syndicat. Devant le refus des autres syndicats, la CFDT a signé seule en février un relevé de conclusions proposé par l'AFB, se fixant pour objectif au moins 40.000 recrutements sur la période 2015/2017 et un développement de l'alternance. A FO qui dénonce « la mascarade » relative au Pacte, M. Mathieu réplique que les banques sont dans « un modèle de baisse tendancielle de l'emploi qui va perdurer si on ne fait rien ».