La grève dans les banques de Nouvelle-Calédonie, commencée le 26 mai, a pris fin jeudi après un accord sur la revalorisation des salaires, ont indiqué à la presse patronat et syndicats.

« Cela a été long mais l'essentiel est d'être parvenu à la signature de cet accord », a déclaré Sylvain Faure, président de la Fédération bancaire française (FBF) de Nouvelle-Calédonie. Au terme d'une ultime réunion de plusieurs heures à la direction du travail et de l'emploi, l'intersyndicale, qui rassemblait tous les syndicats du secteur, et la FBF se sont entendues mercredi soir sur une hausse du point bancaire de 1,1% en juin 2015, suivie d'une autre de 0,4% en décembre.

En juin 2016, des discussions sur une nouvelle revalorisation auront lieu. L'octroi de primes aux différents collèges (employés, gradés, cadres) ainsi que l'étalement et la prise en charge des jours de grève figurent également dans le protocole d'accord.

« On a su négocier en bonne intelligence »

« C'est une grande satisfaction pour les salariés qui ont fait grève, une victoire gagnant-gagnant. (...) On a su négocier en bonne intelligence », a déclaré Didier Kaddour, secrétaire général de Force Ouvrière. L'intersyndicale réclamait une hausse des salaires de 2%, arguant notamment de la progression des bénéfices des banques de Nouvelle-Calédonie, qui ont atteint 9,3 milliards CFP (78 millions euros) en 2014.

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Durant le mouvement, la majeure partie des agences bancaires de l'archipel étaient fermées ou fonctionnaient au ralenti avec des effectifs réduits. Mercredi, sur fond de dissensions au sein de l'intersyndicale, un noyau dur avait organisé une manifestation dans les rues de Nouméa, réunissant environ 400 personnes. Les dirigeants syndicaux avaient menacé de durcir le conflit dénonçant « le pillage des richesses par des multinationales extérieures ».