La banque française Société Générale a vu son bénéfice net progresser de 30% en 2014, à 2,69 milliards d'euros, tiré par la bonne tenue de ses activités et une forte baisse du coût du risque. C'est légèrement moins qu'attendu par les analystes interrogés par Factset, qui tablaient en moyenne sur un résultat de 2,79 milliards.

Selon un communiqué publié jeudi, le conseil d'administration a prévu de proposer un dividende d'1,20 euro par action lors de la prochaine assemblée générale en mai, contre un euro l'an passé. Le taux de distribution atteint ainsi l'objectif prévu de 40%, le groupe visant un taux de 50% en 2015.

Le bénéfice tient compte de deux éléments exceptionnels : la dépréciation de 525 millions d'euros des activités russes et les conséquences de la sortie du crédit à la consommation au Brésil, à hauteur de 200 millions d'euros. Le produit net bancaire (PNB, équivalent du chiffre d'affaires) s'élève à 23,56 milliards d'euros, en hausse de 5% du fait d'éléments comptables. Au niveau des différents métiers (banque de détail France, banque de détail et services financiers internationaux et banque de financement et d'investissement), le PNB est resté stable (+0,5%).

La charge du risque a reculé de plus de 25%, malgré un renforcement de 400 millions d'euros de la provision pour litiges, qui atteignait 1,1 milliard d'euros en 2014. Les frais de gestion ont légèrement baissé et la banque indique avoir sécurisé plus de 80% des 900 millions d'euros d'économies envisagées à fin 2015.

+220.000 clients en France

La banque de détail en France a dégagé un bénéfice quasi stable (+0,8% à 1,20 milliard) malgré une baisse des revenus liée au plafonnement des frais d'intervention introduit par la loi bancaire. Sur ses trois enseignes (Société Générale, Boursorama et Crédit du Nord), le groupe a gagné 220.000 clients mais ses encours de crédits ont légèrement reculé.

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Le pôle banque de financement et d'investissement, qui compte la banque privée, a vu son bénéfice bondir de 59%, à 1,91 milliard d'euros.

A l'international, les résultats de la banque de détail sont plombés par la Russie et accusent une perte nette de 274 millions d'euros. En Russie, où le groupe est présent notamment via sa filiale Rosbank, les activités affichent une perte de 538 millions d'euros, largement due à la dépréciation. Le groupe, qui a vu le coût du risque bondir de 44% dans ce pays, s'attend à des « conditions difficiles » en 2015.