Selon la Banque centrale européenne, 670.000 faux billets ont été saisis en zone euro lan dernier, contre 531.000 en 2012. Une hausse qui « a été ( ) plus importante en France » que dans les autres pays, explique la circulaire.
Près de 80% de la fausse monnaie écoulée dans lHexagone est fabriquée à létranger, dans des imprimeries professionnelles de type offset « alliant quantité et qualité ». Premiers producteurs : les grands réseaux criminels opérant en Italie, « en particulier la Camorra napolitaine », qui utilisent principalement la route pour lacheminement. Les autres billets falsifiés viennent dEurope de lEst (Bulgarie, Lituanie, Pologne), de Grande-Bretagne ou dAmérique Latine.
Une quinzaine dofficines démantelées chaque année en France
Le pourcentage des fausses coupures produites en France est de lordre de 10%. Dans ce cas, elles ne sortent pas dimprimeries offset mais de « chaînes graphiques numériques ». Le résultat est de moindre qualité mais beaucoup moins cher à produire, grâce à « la diffusion de matériels informatiques performants et bon marché (ordinateurs, imprimantes/scanners, logiciels de traitement de l'image) ». « Une quinzaine d'officines de production en chaîne graphique numérique est démantelée chaque année dans notre pays », estime la circulaire.
Les trois régions françaises les plus touchées par le phénomène sont l'Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte-d'Azur et Rhône-Alpes. Pour écouler leur marchandise, les faux-monnayeurs utilisent une multitude de « mules », qui nécoulent quun billet à la fois, souvent de 20 ou 50 euros, des coupures qui éveillent moins la vigilance des commerçants. Lobjectif est de faire des achats de petit montant pour récupérer le maximum de monnaie. Une stratégie qui minimise « les risques de poursuites, en se prévalant d'une prétendue qualité de porteur de bonne foi en cas d'arrestation ».













