Lundi 4 août, le Sénat a publié un rapport sur les enjeux liés au développement du Bitcoin et des autres monnaies virtuelles. Les deux rapporteurs Philippe Marini (UMP) et François Marc (PS), y portent un regard bienveillant – mais prudent – sur le développement de ces monnaies virtuelles, qui « ne saurait être ignoré des pouvoirs publics ».

« Des avantages avérés, des risques à surveiller, de multiples possibilités à explorer, » Voilà comment peut se résumer l’analyse des sénateurs concernant le phénomène des Bitcoins et autres monnaies virtuelles. Sans mésestimer les risques qu’elles peuvent représenter, tenant à leur volatilité, à l’anonymat sur lequel elles se basent et l’absence de garantie légale, le rapport insiste sur les opportunités qu’elles offrent pour l’avenir « en tant que moyen de paiement mais surtout en tant que technologie de validation décentralisée des informations ». Autant d’arguments, selon les rapporteurs pour que les pouvoirs publics français travaillent à la mise en place d’un encadrement juridique « équilibré, afin d’empêcher les dérives sans compromettre la capacité d’innovation ».

Bitcoin : les sites sécurisés dans notre comparatif exclusif

En annexe de ce rapport, figure un comparatif international réalisé par la direction générale du Trésor montrant que la France adopte une position « médiane » concernant le Bitcoin, à mi-chemin entre des pays aux règles strictes, voire défavorables (Chine, Japon, Russie) et les pays les plus ouverts tels que les Etats-Unis, le Canada ou Israël.