A l’issue de l’offre publique d’achat (OPA) achevée vendredi, la Société Générale détient, en compagnie du groupe espagnol Caixa, plus de 96% de sa filiale Boursorama, selon un avis publié lundi par l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Avant cette offre, qui valorisait leur cible à un peu plus d’un milliard d’euros, Société Générale et Caixa possédaient respectivement 55,35% et 20,54% du capital de Boursorama. En augmentant sa mise dans sa filiale, Société Générale entend peser encore davantage sur sa stratégie, dans un marché hautement concurrentiel.

A l’exception du groupe BPCE, tous les grands réseaux bancaires français disposent en effet de leur banque en ligne, la dernière en date étant celle de BNP Paribas, Hello bank, lancée dans quatre pays et qui comptait 177.000 clients fin 2013, dont 13.000 en France. Et, ce, sans compter la présence d’acteurs étrangers à l’image d’ING Direct.

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60% du CA dans la banque en ligne

Boursorama, qui comptait quelque 530.000 clients fin mars, espère tripler ce nombre d’ici 2020, avait annoncé la semaine passée sa maison-mère, à l’occasion de la présentation de son plan stratégique.

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Né du rapprochement entre Fimatex, filiale de courtage en ligne de la Société Générale, et Finance Net, propriétaire du portail d’information financière boursorama.com, le groupe Boursorama réalise aujourd’hui plus de 60% de son chiffre d’affaires dans la banque en ligne. Pour 2014, il anticipe un résultat net « proche de zéro », en raison de la cession de son portefeuille de clients au Royaume-Uni d’ici la fin de l’année, suivie de la fermeture de sa filiale en difficulté Selftrade.