La banque française Crédit Agricole SA vise un bénéfice net supérieur à 4 milliards d'euros en 2016, soit une hausse de 60% par rapport à son niveau de 2013, selon le plan stratégique présenté jeudi.

En 2013, Crédit Agricole SA a dégagé un bénéfice net de 2,50 milliards d'euros, repassant dans le vert après deux exercices de pertes marqués par des cessions et le nettoyage de son bilan. Au niveau du groupe Crédit Agricole, qui intègre la totalité des résultats des caisses régionales, le bénéfice a atteint 5,13 milliards d'euros l'an dernier, mieux que ce qu'ont dégagé ses concurrentes BNP Paribas et Société Générale.

Pour 2016, le groupe Crédit Agricole vise un bénéfice net de plus de 6,5 milliards accompagné d'une croissance annuelle de ses revenus de l'ordre de 2%. Crédit Agricole SA, l'entité cotée, s'est fixé un objectif de rentabilité des fonds propres (ROTE) de 12%, contre 9,3% fin 2013.

Réduction des coûts : 950 millions d'euros en 4 ans

CASA prévoit également de distribuer à ses actionnaires environ 50% de ses bénéfices dès 2015, payable pour moitié en numéraire.

Parallèlement, la banque a annoncé de nouvelles mesures d'économie réparties entre caisses régionales et CASA en complément du programme de 650 millions d'euros déjà entamé. Au total, le groupe souhaite réduire ses coûts de 950 millions d'euros entre 2012 et 2016, sachant que 351 millions d'euros d'économies ont déjà été réalisés ces deux dernière années.

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Au niveau de l'activité, la banque compte poursuivre son recentrage sur la banque de détail en France et dans les marchés où elle est présente en Europe, notamment en Italie. « Nous sommes réalistes, nous sommes pragmatiques. (...) Nous allons investir dans des métiers que nous maîtrisons », a commenté le directeur général Jean-Paul Chifflet lors d'une conférence de presse.

La banque souhaite également se renforcer dans la gestion d'actifs et vise les 1.000 milliards d'euros d'actifs sous gestion en 2016 via sa filiale Amundi, qu'elle veut développer en Europe. Dans ce secteur, le groupe envisage l'acquisition d'acteurs « de taille moyenne » si l'opportunité se présente.

Sur le plan réglementaire, la banque vise un renforcement de sa solidité avec un ratio de fonds propres « durs », calculé selon les règles de Bâle III, supérieur à 10,5% en 2016 pour CASA (contre 8,3% fin 2013) et égal à 14% pour le groupe (11,2% fin 2013).