Crédit Agricole SA, véhicule coté du groupe Crédit Agricole, a vu son bénéfice net croître de 50,7% au premier trimestre, à 469 millions d'euros, un bond lié aux importants éléments exceptionnels qui avaient fait fondre son résultat un an auparavant, selon un communiqué publié mardi.

Début 2012, le bénéfice net du groupe avait été amputé de près de 900 millions d'euros par la Grèce, entre le plan d'échange de dette d'Etat et le coût du risque (provisions sur risque d'impayés) de sa filiale Emporiki, cédée depuis. « Nos résultats de ce trimestre reflètent les choix que nous avons faits en 2012 », a estimé le directeur général de Crédit Agricole SA (CASA), Jean-Paul Chifflet, en soulignant lors d'une conférence téléphonique l'absence « d'élements exceptionnels, en dehors des aspects réglementaires et comptables ».

En dehors de ces éléments, dont la réévaluation de la dette propre du groupe liée aux conditions de marché, le bénéfice net de CASA s'est établi à 726 millions d'euros, un niveau plus que doublé sur un an (+122%).

Le résultat net du groupe Crédit Agricole, qui intègre la totalité du résultat des caisses régionales, est également en hausse, mais de façon moins importante (+18,7%), à 1,03 milliard d'euros.

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Le groupe Crédit Agricole affichait aussi un ratio de fonds propres « durs » (capital et bénéfices mis en réserve rapportés aux crédits consentis) de 9,6% fin mars, selon le mode de calcul qu'imposeront les normes internationales de Bâle III début 2019. Son objectif reste d'atteindre un ratio de 10% d'ici la fin de l'année.

Baisse du produit net bancaire

Au niveau de l'activité, le produit net bancaire (PNB, équivalent du chiffre d'affaires) de Crédit Agricole SA a subi une baisse de 26,2% au premier trimestre, à 3,85 milliards d'euros. Ce recul important s'explique par un gain exceptionnel de 864 millions d'euros consécutif à une opération de rachat de dette hybride enregistré début 2012.

Sur ses métiers récurrents, le PNB affiche un repli de 9%, à 4,8 milliards d'euros. Si la banque de détail a bien résisté, notamment au niveau des caisses régionales (+3,2%), la banque de financement et d'investissement a davantage souffert (-23,7%), tout comme le pôle des services financiers spécialisés qui intègre notamment le crédit à la consommation (-10,4%).