La migration vers la future norme de paiements unique en euros (dite SEPA) doit s'accélérer en France, prévient vendredi le Comité national SEPA chargé de la superviser, à 13 mois de son entrée en vigueur.

Le projet SEPA va déboucher sur la création, au 1er février 2014, d'une gamme unique de moyens de paiement en euros, aussi bien au niveau des virements que des prélèvements. Le TIP et le télérèglement auront, eux, deux ans de plus pour se conformer à cette nouvelle norme.

« La migration au virement SEPA a cessé de progresser depuis la fin du 1er semestre 2012 et peine à dépasser la barre des 30%. La migration au prélèvement SEPA n'est pas à ce jour engagée (flux inférieurs à 1%) », s'inquiète le Comité national SEPA dans un communiqué.

Ce comité met également en garde les entreprises contre une concentration des migrations à la fin de l'année 2013, juste avant le basculement dans cette nouvelle norme, qui permet aux consommateurs, entreprises, commerçants et administrations d'effectuer des paiements dans l'espace européen aussi facilement que dans leur propre pays.

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Le Comité national SEPA, créé par la Banque de France et la Fédération bancaire française, réunit également des utilisateurs de ces futurs moyens de paiements comme des entreprises et des particuliers.