La plupart des ménages français disposent aujourdhui dune panoplie de contrats dassurance (multirisques habitation, responsabilité civile, garantie individuelle accident...) mais aussi de couvertures fournies par leurs opérateurs de cartes bancaires. Ils se voient également souvent proposer des assurances spécifiques pour protéger, par exemple, leur smartphone ou leur ordinateur dernier cri.
Comment, dans cet environnement, éviter dêtre doublement garanti, et donc doublement facturé, pour la couverture dun même risque ? Cest la question que sest récemment posée le CCSF, lorgane de régulation du secteur financier, dans une étude commandée par le ministère de lEconomie. Linstitution a ainsi identifié cinq types dassurances susceptibles dentraîner des doublons : lassistance et lassurance voyage, lassurance location de véhicule, lassurance dommage aux biens, lassurance scolaire et les extensions de garantie.
Améliorer linformation
Au terme de ce travail de recherche, le CCSF estime que « [les cas de doublons] sont limités du fait que les recoupements dassurances sont souvent partiels (...) ». Cela nempêche pas linstitution den appeler aux assureurs, aux intermédiaires en assurances (notamment ceux qui distribuent des extensions de garantie) et aux opérateurs de cartes de paiement, afin daméliorer linformation du consommateur. Avec un objectif : lui permettre de « prendre [sa] décision en connaissance de cause ».
Plus concrètement, elle demande à tous ces acteurs de remettre à lassuré des tableaux récapitulant, de manière synthétique, les garanties souscrites. Des informations qui devront être fournies à la souscription, mais aussi en cours de vie du contrat, à loccasion par exemple du paiement dune échéance annuelle, dun renouvellement de carte ou au moment de la rentrée, pour ce qui concerne lassurance scolaire. Le CCSF appelle également à faciliter laccès des consommateurs à une plate-forme téléphonique apte à leur fournir, en temps réel, les informations sur leurs garanties, et leurs limites.
Le point dans un an
Lorgane de régulation demande enfin à tous les distributeurs dassurances « dattirer lattention du consommateur [au moment de la souscription] sur déventuelles garanties préexistantes afin que ceux-ci puissent décider si une assurance complémentaire leur paraît nécessaire ». Il souligne toutefois que « lélimination des doublons ne doit pas conduire à des cas de non-assurance ».
Reste désormais à connaître la réaction des professionnels du secteur. Le CCSF a prévu de faire un point sur la question début 2013. En attendant, elle doit publier, dans les prochains mois, un dépliant « sur les bonnes questions à se poser avant de souscrire un contrat dassurance ou de changer dassureur », à destination des consommateurs.













