A chaque rentrée scolaire, la même question : dois-je souscrire une assurance scolaire, voire extrascolaire, pour mon enfant ? Est-ce obligatoire ou facultatif ? Mon assurance habitation ne couvre-t-elle pas déjà les risques ? Réponses.
L'essentiel
L'assurance scolaire est la plupart du temps obligatoire. Elle est par exemple demandée si un enfant est scolarisé dans un établissement public et qu'il déjeune à la cantine, participe aux activités périscolaires ou à une activité facultative.
Elle couvre la responsabilité civile, les dommages que l'enfant pourrait causer à un autre camarade, à un adulte, s'il se blesse seul ou si aucun responsable n'est identifié.
Cette assurance coûte entre 10 euros et 40 euros à l'année pour les formules les plus étendues.
L'assurance scolaire est-elle obligatoire ?
Réponse : non pour certaines activités mais oui pour d'autres. Concernant les élèves scolarisés dans un établissement public, l'assurance scolaire n'est pas juridiquement obligatoire pour les activités qui se déroulent dans le strict temps scolaire (qu'elles aient lieu dans l'établissement ou à l'extérieur) : cours en classe, heures de sport obligatoires au gymnase ou sur un stade, séances de piscine prévues au programme...
Mais dès que le champ de présence et d'activités s'élargit, l'établissement peut vous réclamer une attestation d'assurance scolaire. Celle-ci devient en effet obligatoire si l'élève déjeune à la cantine, participe aux activités péri-scolaires après la classe, prend part à une activité facultative incluant la pause déjeuner (visite de musée, promenade en nature, journée à la mer), dépassant les horaires habituels de classe ou prévoyant une nuit hors du domicile (classe de neige, séjour découverte...).
Ceci est précisé par deux circulaires du ministère de l'Education nationale (l'une concernant les écoles maternelles et primaires, l'autre les collèges et lycées). En résumé, « pour les activités scolaires obligatoires, l'assurance scolaire est facultative. Mais, dans les faits, elle est vivement recommandée afin de protéger l'élève en cas de dommage », souligne le ministère de l'Education, qui évoque un « gage de sécurité ».
Si vous scolarisez votre enfant dans un établissement privé, ce dernier est libre de fixer les règles. Il peut notamment imposer une assurance scolaire (parfois, elle est même automatiquement souscrite et incluse dans les frais de scolarité).