La banque Société Générale a enregistré au troisième trimestre un bénéfice net en baisse de 30% à 622 millions d'euros, marqué par une série d'éléments exceptionnels, notamment liés à la Grèce, et le ralentissement de la banque de financement et d'investissement.

Ce résultat est inférieur aux attentes des analystes, qui tablaient sur 755 millions d'euros environ, selon un consensus établi par l'agence Bloomberg. Si beaucoup d'éléments exceptionnels étaient attendus par le marché, ce n'était pas le cas d'une dépréciation d'écarts d'acquisition de 200 millions d'euros dans le pôle services financiers spécialisés et assurances, ainsi que de l'impact de la cession de 5,8 milliards d'euros issus du portefeuille d'actifs isolés du reste de la banque, qui pèse 45 millions.

Parmi les autres exceptionnels marquants mais attendus, figurent un impact positif de 542 millions d'euros liés à la variation de la valeur de la dette de la banque, compensée par une provision supplémentaire de 239 millions sur les titres d'Etat grecs et de nouvelles provisions sur la filiale grecque Geniki. Fin octobre, Société Générale avait réduit son exposition aux titres d'Etat grecs, irlandais, portugais, italiens et espagnols à 5 milliards d'euros.

Bénéfice soutenu par la banque de détail

Hors exceptionnels, l'activité est soutenue par la banque de détail mais pénalisée par le fort ralentissement de la banque de financement et d'investissement. Les activités de marché connaissent une baisse de 51% de leurs revenus, notamment affectées par le coup de frein très marqué du segment taux, changes et matières premières (-75%).

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Dans son communiqué, la banque a également indiqué que le conseil d'administration allait proposer à l'assemblée générale de ne pas distribuer de dividende au titre de l'exercice 2011.