Aligner la valeur des titres d'Etat grecs détenus en portefeuille par BNP Paribas coûterait à la banque 1,7 milliard d'euros avant impôt et n'amputerait son ratio de fonds propres "durs" que de 15 points de base (0,15 point de pourcentage). Un impact que la banque estime "gérable".

Cette estimation prend en compte une décote moyenne d'environ 55% de la valeur d'émission des titres, selon des documents publiés mercredi par la banque sur son site.

4 milliards de titres d'Etat grecs

Le portefeuille de titres d'Etat grecs dont la valeur n'est pas encore alignée sur celle du marché atteignait 4 milliards d'euros à fin juin, mais a déjà fait l'objet d'une provision de 534 millions liées à la participation au nouveau plan de soutien à la Grèce. « En rapportant (ce coût) au bénéfice avant impôt de 7,4 milliards d'euros au premier semestre, l'impact (serait) gérable », juge la banque.

En alignant également les titres d'Etat irlandais et portugais sur leur valeur de marché, dont BNP Paribas possède respectivement 400 millions et 1,4 milliard d'euros, le ratio de fonds propres « durs » (capital social et bénéfices mis en réserve rapportés aux crédits) ne serait amputé que de 5 points de base (0,05 point de pourcentage) supplémentaires, précise la banque française.

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Le ratio de fonds propres « durs » était de 9,6% à fin juin. A cette date, l'établissement détenait, dans son portefeuille de titres dont la vocation est d'être conservé jusqu'à échéance (non valorisés au prix du marché), 20,8 milliards d'euros de titres d'Etat italiens et 2,8 milliards d'obligations souveraines espagnoles.