Le directeur général de BNP Paribas, Baudoin Prot, a jugé jeudi l'appel de l'ex-footballeur Eric Cantona à retirer son argent des banques "mal fondé" et "insécuritaire".

L'ancien président de la Fédération bancaire française (FBF) a indiqué respecter le « grand sportif et son souci de s'intéresser aux questions de pauvreté », mais a affirmé que « sur le plan bancaire », cet appel était « typiquement mal fondé » : « La recommandation de retirer les dépôts est totalement insécuritaire » tout en étant « complètement contraire à ce qui peut assurer le fonctionnement de l'économie ».

 Interrogé en marge du lancement du « Concept Store » à Paris, un nouveau format d'agence lancé par la banque, Le directeur général de BNP Paribas a souligné que les 400.000 salariés du secteur en France « méritent davantage de reconnaissance que cet appel », rappelant que « les banques françaises sont au service de toutes les clientèles ». En outre, a-t-il dit, « les banques françaises n'ont aucunement contribué aux origines de la crise » et les aides de l'Etat de l'époque n'ont rien « coûté aux contribuables ».

Dans une vidéo sur internet, l'ancien joueur vedette de Manchester United affirme que « s'il y a 20 millions de gens qui retirent leur argent, le système s'écroule », jugeant que « la révolution se fait par les banques ». Sur Facebook, plus de 27.000 personnes affirment vouloir participer à l'événement spécialement créé: « Révolution! Le 7 décembre, on va tous retirer notre argent des banques ». Baudoin Prot a affirmé qu'il n'avait mis en place aucune « campagne » ou « action particulière », pour cette échéance.

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Tragi-comique

S'exprimant sur cette affaire sur RMC, le porte parole du gouvernement François Baroin a jugé de son côté que « ce serait comique si ce n'était tragique », jugeant cet appel « pas sérieux ». « C'est un très bel avant-centre. Il n'a pas fait la Coupe du monde (1998, ndlr). Il n'a pas été sélectionné par Aimé Jacquet (sélectionneur de l'équipe de France à l'époque, ndlr). Il y a sûrement des raisons à cela », a dit François Baroin.