Les 61 attaques de distributeurs automatiques de billets (Dab) ou de dabistes, enregistrées depuis le début de 2009, selon le président de la Fedesfi Patrick Lagarde, constituent un record historique depuis l'apparition de cette forme de criminalité il y a une dizaine d'années.

Les dabistes, qui ont mis fin mercredi à une grève de six jours, demandaient notamment que leur prime de risque actuellement de 72 euros mensuels, soit alignée sur celle des convoyeurs (233 euros) en raison de la dangerosité de leur travail.

Fin novembre, lors d'une réunion à Paris organisée par la Fédération des entreprises de la sécurité fiduciaire (Fedesfi), le chef de l'Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO) Philippe Veroni avait détaillé les chiffres d'attaques contre les Dab ou les dabistes : 46 (2004), 49 (2005), 59 (2006), 57 (2007), 55 (2008).

Il avait alors précisé que 55 attaques avaient été enregistrées entre le 1er janvier et le 30 septembre 2009. Ces attaques se répartissaient ainsi : 77 % par véhicules béliers, 10 % contre le dabiste a l'intérieur du DAB, 10 % contre le dabiste à l'entrée ou la sortie du DAB et 3 % avec séquestration de proches du dabiste à son domicile.

M. Veroni avait ajouté que plus de la moitié de ces attaques (56 %) s'étaient déroulées à Paris, dans le Val d'Oise, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne.

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Par ailleurs, le chef de l'OCLCO s'était inquiété de l'apparition d'attaques à l'explosif contre les DAB. La première s'est déroulée le 1er octobre contre un DAB de la Caisse d'Epargne à Pantin (Seine-Saint-Denis). Depuis cette date, une dizaine d'attaques de DAB à l'explosif ont été recensées principalement en Seine-Saint-Denis.