« Les résultats du deuxième trimestre sont bons, voire historiquement bons », et le « moteur » de la croissance « est pour beaucoup la BFI », a expliqué Aurélien Vernet du cabinet Xerfi, à l'AFP. Le contexte géopolitique, avec la guerre entre l'Iran et les Etats-Unis et le blocage du détroit d'Ormuz, « a pour effet de créer de l'incertitude, de la volatilité sur les marchés et de doper l'activité de marché des banques », poursuit-il. Du coup, les clients passent des ordres, par exemple, « pour des produits de couverture contre le risque ». Ces nombreux ordres passés à l'achat et à la vente permettent aux banques d'encaisser à chaque fois des commissions.
La BFI du français BNP Paribas, elle a connu un « excellent trimestre », avec un indicateur de performance opérationnelle (PNB) en hausse de 12,7% à 5,28 milliards d'euros. La BFI reste également le premier moteur financier du français Société Générale avec un bénéfice net de 867 millions d'euros d'avril à juin, en hausse de 15,6%.
Rebond de la banque de détail en France
Côté particuliers, les banques françaises ont également vu leurs réseaux bancaires de détail redevenir bénéficiaires après plusieurs années difficiles. A la faveur de remaniements et de réduction des effectifs pour certaines, mais également grâce à de meilleures marges sur les crédits immobiliers.
Les taux des crédits immobiliers ont tendance à légèrement augmenter, faisant baisser la production car « les banques restent relativement sélectives », souligne Aurélien Vernet. « Mais en contrepartie, la marge sur les créations de crédit a plutôt tendance à se desserrer, à se libérer », ajoute-t-il.
Les activités de détail en France de la Société Générale ont connu la meilleure progression au deuxième trimestre, avec une amélioration nette de la marge réalisée sur les crédits et du niveau de commissions, permettant au groupe bancaire de publier un bénéfice net de 1,79 milliard d'euros, en hausse de 23,2% sur un an.
« Ces résultats solides, atteints dans un environnement (...) profondément incertain et volatil, témoignent du succès de notre transformation au cours de ces trois dernières années », s'est félicité le directeur général de Société Générale, Slawomir Krupa.
Les banques commerciales de BNP Paribas en France, Belgique ou Italie ont affiché au deuxième trimestre un PNB en hausse de 4,8% sur un an à près de 7 milliards d'euros, synonyme d'une « croissance soutenue confirmée ».
La hausse des taux d'intérêt et celle des commissions expliquent cette évolution favorable, explique-t-elle.
Crédit Agricole a, lui, vu son bénéfice net augmenter de 7,8% sur un an au deuxième trimestre à 2,7 milliards d'euros, grâce notamment aux caisses régionales, dont le bénéfice net consolidé s'élève à 2,9 milliards d'euros, en hausse de 24% par rapport au deuxième trimestre 2025.
Le groupe a également retrouvé une « belle dynamique » en termes de production de crédit (+8%), avec 36 milliards d'euros d'encours concernant des nouveaux crédits au deuxième trimestre dans l'ensemble des pays où elle est présente, selon Olivier Gavalda, le directeur général de Crédit Agricole SA (Casa).










