Ce nombre est en nette augmentation par rapport aux années précédentes : l'ACPR, gendarme des établissements bancaires et des compagnies d'assurance adossé à la Banque de France, n'en avait comptabilisé que quatre en 2024, et six en 2023.

Cet agrément est indispensable à toute société financière souhaitant octroyer des crédits sur ses comptes propres. Il est délivré par la Banque centrale européenne (BCE) sur proposition, en France, de l'ACPR.

Les établissements financiers souhaitant l'obtenir doivent remplir un dossier complet, permettant aux autorités françaises et européennes de s'assurer d'un certain nombre de prérequis comme la solidité financière de la future banque ou bien l'expérience et les connaissances des dirigeants.

A défaut, des établissements financiers comme des néobanques peuvent exercer en France mais en centrant leur activité sur la tenue de compte et le paiement. Ils ne pourront par exemple pas proposer de découvert, qui entre dans le champ du crédit.

La fintech britannique Revolut figure parmi les demandeurs de l'an dernier. Elle a déjà partagé ses ambitions, notamment en matière de crédit immobilier.

« Le processus de demande de licence bancaire est rigoureux, complet et exigeant, comme il est normal qu'il le soit pour opérer sur un marché aussi mature et développé que la France », a commenté auprès de l'AFP Béatrice Cossa-Dumurgier, la patronne de Revolut pour l'Europe de l'Ouest.

Elle assure travailler de manière « très étroite et professionnelle » avec les régulateurs « dans le cadre de cette procédure ».