Cette évolution des conditions de travail avait été annoncée en juin 2025 par le directeur général Slawomir Krupa. Elle vise à harmoniser les pratiques de télétravail au sein des différents bureaux dans le monde et à améliorer la performance des salariés, selon la direction.
Les syndicats, collectivement opposés à ce projet qui doit entrer en vigueur le 5 octobre, s'appuient sur un rapport externe réalisé par le cabinet Secafi, qui a également été évoqué pendant le CSE.
Dans ce document, dont une partie des résultats avait été rendue publique par le journal La Croix lundi, seuls 15% des quelque 20.000 salariés interrogés estiment que le rythme de travail le plus adapté est d'un jour de télétravail par semaine. La majorité (54%) penche plutôt pour deux jours, et 29% pour trois jours et plus.
La dénonciation par la direction de l'accord actuel sur le télétravail « n'entre pas dans la tendance observée actuellement dans les entreprises », relève Secafi. Selon l'étude, les salariés de la Société Générale perçoivent le télétravail comme un facteur de réduction du stress, d'amélioration de l'efficacité professionnelle et d'amélioration de la vie quotidienne, bénéfique à la performance.
Le cabinet fait par ailleurs état d'une baisse de la motivation et du sentiment d'appartenance parmi les salariés, ainsi que des « témoignages de détresse utilisant des mots graves ».
Dans un communiqué diffusé jeudi, la CFTC a demandé « un accompagnement particulier des managers et des équipes RH (ressources humaines, NDLR) de proximité », ainsi qu'un « plan de prévention à la hauteur des nouveaux risques ».
Son délégué syndical national Jean-Benoît Robitaillie, contacté par l'AFP peu après la fin de la réunion, attend des « efforts » de la part de la direction.
Plusieurs manifestations en 2025
Plusieurs manifestations de salariés ont eu lieu l'an dernier contre ce projet de réforme, notamment au siège du groupe bancaire, à La Défense, près de Paris. Contactée par l'AFP, la Société Générale n'a pas fait de commentaires.
La succursale française de la banque HSBC travaille également sur une évolution de ses règles en matière de télétravail, actuellement à deux ou trois jours par semaine.

















