La « quasi-totalité » des offres frauduleuses concerne « de faux crédits ou livrets d'épargne et, pour 62% d'entre elles, usurpent l'identité d'un établissement ou d'un intermédiaire financier dûment autorisé à commercialiser de tels produits », explique l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR).
Les escrocs n'hésitent également pas à se faire passer pour des autorités de contrôle et de régulation elles-mêmes, comme l'ACPR, la Banque de France, mais également l'Autorité des marchés financiers (AMF). Les 99 sites internet et adresses email inscrites à ce titre concernent notamment des « tentatives d'hameçonnage (phishing) ou de demandes de règlement de frais de déblocage de crédits, de transferts, ou de récupération de fonds », précise l'Autorité. D'autres produits sont concernés comme des services de paiement et des contrats d'assurance.
L'ACPR, parfois secondé de l'Autorité des marchés financiers (AMF), met régulièrement en garde le grand public contre les fraudes et escroqueries autour des produits financiers. « Vérifiez systématiquement que votre interlocuteur est autorisé à proposer des produits bancaires ou des assurances », conseille l'ACPR, à l'aide de registres en ligne comme celui des agents financiers (Regafi) ou de l'Orias.
L'ACPR souligne par ailleurs que la liste noire « crédits, livrets d'épargne, services de paiement et assurances » ne peut être exhaustive « dans la mesure où de nouveaux sites non autorisés apparaissent régulièrement sur internet ».























