Le centre européen des consommateurs alerte sur les dérives de certaines néobanques qui profitent de l'obligation de surveiller les transactions de leurs clients pour bloquer, voire fermer abusivement des comptes. 

Alors que s'ouvre aujourd'hui une action en justice contre la néobanque N26, accusée de blocages abusifs de comptes, cette dernière se cache derrière ses obligations en matière de lutte contre la fraude.

Le centre européen des consommateurs (CEC) rappelle qu'en Europe, « les banques, néobanques et autres services de paiement ont l'obligation de connaître leurs clients et de surveiller leurs transactions afin de lutter contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. »

Des vérifications qui peuvent coûter cher

Ainsi, quand un client veut ouvrir un compte dans l'Union européenne, il lui est demandé de justifier son identité et son adresse. Certaines banques demandent également des justificatifs de revenus. En cas de doutes sur l'origine des fonds ou de l'indentité d'un client, l'établissement bancaire est obligé d'en référer à l'autorité nationale où il est situé (Tracfin en France, BaFin en Allemagne...)

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Problème, certaines néobanques profiteraient de la période de vérification pour bloquer l'argent, voire pour clôturer purement et simplement des comptes. « Des pratiques inacceptables pour les consommateurs qui, du jour au lendemain, ne peuvent plus disposer de leur argent », note le CEC France.

Le cofondateur de N26 admet des erreurs

Si vous êtes victime de ces méthodes, le CEC, qui peut-être contacté pour toute question, met en avant plusieurs recours possibles. D'abord, « faire appel au médiateur de votre banque. Depuis 2015, l'Europe impose des médiateurs dans tous les secteurs de la consommation. » En deuxième lieu, il est possible « d'introduire une plainte auprès du réseau de résolution des litiges financiers FIN-NET si votre prestataire de services financiers est établi dans un autre pays de l'UE, en Islande, au Liechtenstein ou en Norvège. »

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