Obtenir une licence bancaire dans le pays auprès de la Finma, l'autorité de surveillance du secteur bancaire et des marchés financiers, lui permettait d'élargir sa gamme de services en Suisse où elle compte déjà 1,3 millions de clients, a-t-elle indiqué dans un communiqué.
Pour asseoir son expansion dans le pays, la néobanque à la croissance fulgurante ces dernières années compte y investir 150 millions de francs suisses (158,6 millions d'euros) au cours des cinq prochaines années, ajoute le communiqué.
La néobanque cherche actuellement à « passer à la prochaine phase » de sa croissance en obtenant des licences bancaires dans plusieurs pays.
Elle disposait déjà d'une licence pour l'Union européenne en Lituanie, mais a obtenu obtenu en mars une licence bancaire très attendue au Royaume-Uni, levant les restrictions qui limitaient sa capacité à rivaliser avec les établissements de détail établis.
En août, elle a ensuite obtenu une licence en France, dont elle compte faire sa base pour ses activités en Europe de l'Ouest.
Son objectif est de repartir ses activités en Europe en deux pôles, avec d'un côté l'entité française qui servira ses clients en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne et au Portugal, et l'autre la branche lituanienne qui continuera de jouer un rôle central pour le reste de l'Espace économique européen.
La Suisse est la dernière « pièce du puzzle » en Europe, a indiqué David Tirado lors d'un entretien avec l'AFP, soulignant qu'il s'agit d'un marché « important » où Revolut veut également se renforcer.
Basée à Zurich pour ses activités en Suisse, la néobanque y emploie une trentaine de personne et compte porter ses effectifs à une centaine de personnes « d'ici la fin de l'année prochaine », a précisé Julian Biegmann, le directeur des activités helvétiques.
Fondé en 2015, Revolut qui revendique désormais plus de 80 millions de clients dans le monde a été une des pionnières des services financiers sur smartphone. A ses débuts, elle s'était concentrée sur le change de devises et les transferts d'argent simplifiés pour ses utilisateurs.
Mais la rapidité de son expansion lui a valu des critiques quant à sa capacité à respecter les réglementations financières, notamment concernant la fraude et le blanchiment d'argent.
La néobanque a décroché en juillet une licence bancaire en Australie, puis a obtenu début septembre une autorisation conditionnelle aux Etats-Unis.
Dans un communiqué, elle avait précisé qu'elle travaille avec les autorités américaines pour obtenir les dernières autorisations nécessaires en vue d'un lancement de sa banque aux Etats-Unis en 2027.










