C'est sans doute l'avenir, de plus en plus proche, de la relation bancaire du quotidien : un assistant virtuel, interrogeable depuis une application bancaire et capable de comprendre, de répondre et d'agir à votre demande. Toutes les banques et les néobanques travaillent actuellement à développer ce type d'interface, mais l'application de paiement française Sumeria a pris un peu d'avance avec SIA, dont le déploiement a débuté la semaine passée et va se faire progressivement à tous les clients.
Cet assistant bancaire gratuit, alimenté par l'IA et directement intégré au cur de son application mobile, est présenté comme une première en France par le niveau d'intégration et de transversalité dans un compte bancaire. « Pour ceux de nos clients qui le souhaitent, SIA est déjà capable de remplacer un conseiller pour 80% des sujets », annonce dans un communiqué Cyril Chiche, CEO de Lydia Solutions, l'établissement qui développe Sumeria.
Accessible 24 heures sur 24, il permet de piloter l'ensemble de ses services compte courant, budget, investissement, assurances, conciergerie simplement en langage naturel, à l'écrit ou à l'oral. Exemple : vous pouvez formuler une demande comme « fais un virement de 200 euros à Maman avec le compte Vacances ». SIA prépare alors la transaction, puis sollicite une validation finale.
Des principes stricts de confidentialité
Sur le plan technologique, SIA repose sur une architecture développée en interne, orchestrant plusieurs modèles d'IA, principalement ceux du Français Mistral AI, et s'appuie uniquement sur des données internes vérifiées afin de limiter les réponses approximatives.
Sumeria insiste sur des principes stricts de confidentialité : utilisation du minimum d'informations nécessaires, absence de conservation des données après traitement, non‑réutilisation des requêtes pour l'entraînement des modèles, protection renforcée des données personnelles...
Au‑delà de la dimension transactionnelle, Sumeria revendique également une ambition éducative et psychologique : SIA doit lever les tabous autour de l'argent en offrant un espace neutre, sans jugement, où poser « toutes les questions », des remboursements entre proches à l'analyse fine des dépenses par catégorie ou à l'estimation des frais de carte à l'étranger.


















