Promis début juin par le ministre de lEconomie, le décret vise à améliorer la détection par les banques des difficultés financières de leurs clients, afin quils bénéficient plus rapidement du plafonnement à 25 euros par mois des frais dincidents de paiement. Une promesse faite sur fond dépidémie de coronavirus, et sous la pression de plusieurs syndicats et associations qui craignent limpact de la crise sur les ménages déjà fragilisés.
Le cur du décret est déjà connu : les clients bancaires qui accumuleront 5 incidents de paiement au cours dun même mois bénéficieront automatiquement du plafonnement, pour une durée de 3 mois. Une « avancée » reconnaît la CLCV : jusquici, le délai entre les premiers signes de difficultés financières et la reconnaissance de la fragilité financière du client était dau moins 3 mois, selon des critères que Bruno Le Maire lui-même a jugé « flous ».
Le « plafond des 25 euros dès 5 incidents et sans conditions de revenu »
Lassociation de consommateurs, en revanche, dévoile un autre aspect du projet de décret, qui lui nétait pas connu : le bénéfice du plafonnement restera « subordonné à des conditions de revenus ( ) ». En clair, les clients ayant des revenus jugés suffisants risquent d'être laissés de côté. « La CLCV est opposée à ce cumul de critères qui va conduire à exclure des consommateurs de cette protection », détaille ainsi le communiqué de lassociation, qui demande « lapplication du plafond des 25 euros dès 5 incidents et sans conditions de revenu. »
Autre déception de la CLCV : le délai prévu pour la mise en uvre des nouvelles règles. « Il semble ( ) quun délai de plusieurs mois ( ) soit demandé par le secteur bancaire », annonce le communiqué. « Ce délai est incompréhensible et injustifié. Le chômage est instantané et les difficultés financières également. »
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