Fin 2018, sous la pression des Gilets jaunes, la Fédération bancaire française (FBF) sétait engagée à plafonner à 25 euros par mois les frais dincidents bancaires pour tous les clients en situation de fragilité bancaire, soit plus de 3 millions de Français daprès lObservatoire de linclusion bancaire.
« Le plafond mensuel de 25 euros de frais d'incidents est appliqué à 3,3 millions de clients et a permis la diminution des frais pour un million de clients », se félicitait en février dernier Bruno Le Maire, tout en notant que ponctuellement, « des établissements individuels, parfois très localisés » navaient pas tenu cette promesse. Cette prise de parole du ministre de lEconomie faisait suite à lalerte adressée fin 2019 par lUnaf et 60 millions de consommateurs. Ces deux associations se sont en effet montrées bien plus dubitatives sur le respect du plafonnement des frais dincidents, qui génèrent selon elles 6,5 milliards deuros de chiffre daffaires annuels pour les banques.
Plus de transparence sur les bénéficiaires du plafond
Alors que lépidémie de Covid-19 donne un nouveau coup de projecteur sur les inégalités de revenus et la précarité financière, la FBF, le cabinet de Bruno Le Maire et la commission des Finances de lAssemblée nationale ont négocié de nouvelles mesures pour limiter le coût du découvert. Ainsi, comme le rapporte Le Parisien, les banques sengagent désormais à appliquer ce plafond de 25 euros au bout dun mois, « dès le mois suivant lapparition des difficultés », contre 3 mois jusqualors.
Lautre évolution importante concerne la détection des clients éligibles. Jusquà présent, les critères retenus étaient laissés à lappréciation des banques. Ces dernières devront dorénavant les faire connaître. Selon Philippe Chassaing, député LREM membre de la commission des Finances, interrogé par Le Parisien, « les associations pourront, avec ces éléments, mieux défendre les usagers et vérifier la bonne application du dispositif ». L'accord devrait faire l'objet d'un texte réglementaire d'ici début juin.
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