La Banque de France est en phase avec les objectifs qu'elle s'est fixés en 2021 en matière de lutte contre le changement climatique, selon son premier bilan publié lundi.

La banque centrale évoque 1,6 milliard d'euros investis en obligations vertes et 355 millions d'euros dans des fonds dédiés aux thématiques durables l'an dernier.

Elle a également commencé à faire le ménage dans son portefeuille en excluant les émetteurs dont plus du 2% du chiffre d'affaires étaient liés au charbon thermique et 10% aux hydrocarbures non conventionnels, quantifiant ses émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre.

« Nous n'avons pas de difficultés particulières par rapport à notre plan pour l'instant », a assuré auprès de l'AFP la directrice générale de la stabilité financière et des opérations Nathalie Aufauvre, également présidente du Centre sur le changement climatique de l'institution.

La Banque de France s'était engagée à publier un tel rapport à l'occasion de la COP26, réunie il y a un an à Glasgow.

Cette démarche « procède d'un souci de transparence vis-à-vis du public et de nos pairs, dans un contexte de renforcement des attentes concernant le reporting extra-financier des entreprises », précise le gouverneur François Villeroy de Galhau, en introduction du document.

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« C'est important parce que c'est exactement ce qu'on demande de faire aux banques et au secteur financier au sens large », a souligné Mme Aufauvre,notamment via l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) dont elle a la charge.

Les critères et les objectifs ont été arrêtés par la banque elle-même. Leur liste sera amenée à s'allonger.

Premier du genre pour la banque centrale, cet exercice « a vocation à être répété, avec un objectif de perfectionnement progressif dans son périmètre et sa précision », indique le gouverneur.