BPCE a multiplié par dix son bénéfice net sur un an au deuxième trimestre, à 1,31 milliard d'euros, profitant d'un contexte économique plus favorable, a annoncé mardi le groupe bancaire dans un communiqué.

Si le deuxième trimestre de l'année 2020 avait été particulièrement chahuté avec le premier confinement en France, la performance de BPCE d'avril à juin reste également supérieure aux 956 millions d'euros engrangés au deuxième trimestre 2019. Le produit net bancaire, équivalent du chiffre d'affaires pour le secteur, s'est élevé à 6,34 milliards d'euros au deuxième trimestre, en hausse de 22% sur un an.

« La forte dynamique commerciale que nous avions observée au premier trimestre s'est accentuée au second trimestre dans tous nos métiers et sur tous nos segments de clientèle », s'est félicité Laurent Mignon, président du directoire du plus grand groupe bancaire français entièrement non coté, depuis le retrait de sa filiale Natixis de la bourse le mois dernier. Le groupe né de la fusion des réseaux Banque Populaire et Caisse d'Épargne n'a donc pas fait exception après les bons résultats dévoilés par Crédit Mutuel, BNP Paribas et Société Générale.

Dans le détail, le pôle « banque de proximité et assurance » a affiché une hausse de 10% de ses revenus au deuxième trimestre, à 4,42 milliards, alors qu'il avait peu souffert il y a un an. Quant au pôle « global financial services », qui inclut les activités de gestion d'actifs, de fortune et la banque de grande clientèle, il a vu ses revenus grimper de 45% sur un an, à 1,77 milliard d'euros.

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A l'instar des autres groupes bancaires, BPCE a également vu son coût du risque décroître, avec 332 millions d'euros provisionnés (-66% par rapport au deuxième trimestre 2020). « Le coût du risque du 1er semestre 2021 reste cependant supérieur à celui du 1er semestre 2019 (+ 34,8%), en conséquence d'une politique de provisionnement toujours prudente », précise cependant la banque.