Le gendarme du secteur bancaire na pas fait de cadeau. Alors que Carrfour Banque souhaitait anonymiser la décision de lACPR, au risque de créer un « préjudice disproportionné », ce dernier en a décidé autrement. Ce vendredi Les Echos révèlent que le superviseur a dévoilé lundi un blâme et une amende salée de 1,5 million d'euros au regard dune douzaine de griefs en matière de lutte anti-blanchiment, entre autres. Face à la gravité « des manquements, des éléments d'aggravation et d'atténuation », la décision sera maintenue dans le domaine public pendant cinq ans.
Au cur du litige : le compte courant C-zam qui a rendu lâme lan dernier. « Aucun document justificatif des revenus ou du patrimoine n'était exigé lors de l'ouverture d'un compte C-zam pour les clients dont l'établissement considérait pourtant qu'ils présentaient un profil de risque élevé, notamment en raison de leur situation professionnelle », fustige l'autorité prudentielle. Résultat, 696 clients titulaires de comptes C-zam ont déclaré un revenu de plus de 10 000 euros par mois, « qui était incompatible avec la situation professionnelle indiquée » (étudiants, demandeurs demploi ).
C-zam, une mauvaise affaire
Létablissement, détenu à 60% par Carrefour et à 40% par BNP Paribas, a fait savoir que « ces manquements remontent à deux ans » et que « toutes les mesures correctives nécessaires pour répondre aux constats de l'ACPR ont été mises en place depuis ».
Le compte C-zam aura donc été une bien mauvaise opération puisquil a entraîné des pertes récurrentes selon lACPR, jusquà sa suppression après seulement trois années de commercialisation.

















